JUSTE avant son élection triomphale à la tête du conseil général du Var, le maire UMP de Saint-Maximin, Horace Lanfranchi, accordait une interview au quotidien Var matin (4 octobre 2002).
On lui doit l’allégorie suivante : "la démocratie, c’est un peu comme un oiseau que l’on tient dans sa main : si on l’ouvre trop, il s’envole ; si on serre trop, il s’étouffe".
Doit-on comprendre qu’Horace aime la démocratie comme les oiseaux, en cage ? Gageons que ceci n’est qu’une envolée lyrique un peu trop audacieuse, qui ne conditionnera en rien les rapports du nouveau patron de l’assemblée départementale avec ses collègues de l’opposition. Autre belle assertion qui mérite d’être notée : "la République n’est belle que si elle est démocrate". Une République démocrate ? Cuverville sait déjà reconnaître une République non démocrate : c’est quand voter ne sert à rien, puisque que l’on sait déjà que le candidat unique du parti, par ailleurs poulain de l’élu sortant, est certain de succéder à ce dernier.
GS