Les français ont dit non. Et maintenant ? Ont-ils un nouveau modèle économique à proposer ? Peuvent-ils vraiment savoir ce qui est bon pour la Croissance ? L’Evidence nous enseigne que nos vieux états ne sont plus aptes à organiser la société. Les français sont-ils plus compétents que l’Evidence ?
UNE datation au carbone 14 vient de prouver ce que tous les plus grands économistes avaient déjà envisagé : le Marché existe depuis la fin du néolithique. Il s’impose comme un prolongement naturel de l’Humanité. Certains s’émeuvent pourtant de voir la concurrence libre et non faussée érigée comme principe fondateur de la future Europe politique. Mais sur quelle planète vivent-ils ?
Les français n’ont pas répondu à la question qui leur était posée. Ils ont voté non car ça va mal, très très mal. Et au lieu de lutter contre cette malitude en retournant au travail, les français préfèrent afficher leur xénophobie. À en écouter certains, la France serait sur le point d’être rayée de la carte, vaincue, défaite par l’hostilité économique des Etats-Unis, de la Chine et de l’Inde. Stigmatiser ainsi l’investisseur étranger, quelle étroitesse d’esprit néo-fasciste, quel manque d’Humanisme ! La situation n’est pas sans rappeler celle à laquelle la France fut déjà exposée à l’époque où les ex-dragons asiatiques soufflaient une croissance fulgurante et brûlante. La nécessaire modernisation de notre système économique et social a permis l’adaptation une première fois, mais c’est une bataille que nous ne pouvons plus mener seuls.
Alors d’accord, puisque la peur est au centre du débat franco-français, posons-nous la question. Quelle solution pour éradiquer la misère et la pauvreté, relancer l’emploi et ériger le bonheur comme objectif ultime de nos sociétés ? Des réformes structurelles afin de rétablir la confiance du Marché et relancer la croissance, bien sûr.
Un objectif raisonnable de développement durable pourrait viser une croissance annuelle moyenne de 3%. Tout deviendrait alors beaucoup plus simple. Avec une telle marge de manœuvre on pourrait réduire les déficits, relancer l’emploi, faire reculer l’exclusion et redonner à nos sociétés leur lustre d’antan, en allant de l’avant au sein d’une Europe renforcée.
C’est ainsi qu’en 25 ans on pourrait voir nos richesses multipliées par 2, en 50 ans par 4 et en un siècle par 19. A l’orée du troisième millénaire ce développement exponentiel de l’économie humaine permettrait de multiplier nos richesses par 6900 milliards [1]. Un objectif louable pour les générations futures.
[1] En effet, car
.