NICOLAS Sarkozy au Congrès de l’UMP, le 14 janvier 2007 :
« J’ai changé.
J’ai changé parce que les épreuves de la vie m’ont changé. Je veux le dire avec pudeur mais je veux le dire parce que c’est la vérité et parce qu’on ne peut pas comprendre la peine de l’autre si on ne l’a pas éprouvée soi-même [...] On ne peut pas tendre la main à celui qui a perdu tout espoir si l’on n’a jamais douté. Il m’est arrivé de douter [...]
J’ai changé parce que le pouvoir m’a changé. Parce qu’il m’a fait ressentir l’écrasante responsabilité morale de la politique. Le mot "morale" ne me fait pas peur ».
La mode avance. On découvre les nouvelles tendances présidentielles avec cette dépêche AFP datée du dimanche 16 mars 2008 :
« À défaut de virage politique, Nicolas Sarkozy veut apparaître comme moins "glamour" et plus "présidentiel". Ses détracteurs l’ont accusé d’être un chef de l’Etat "bling bling", "immodeste", de "manquer de sang froid" et de dégrader la fonction présidentielle, comme lorsqu’il lance fin février un méprisant "casse toi alors, pauvre con" à un visiteur indélicat au Salon de l’agriculture.
"Depuis quelques semaines, le style de M. Sarkozy a changé", assure à l’AFP un de ses proches. Il a ouvert une nouvelle séquence "élégance et discrétion", dit un autre ».
Et voilà. Après huit mois d’un mandat présidentiel frappé du sceau de la pudeur et de la morale, voici donc l’élégance et la discrétion dans ta face.