JEAN-LOUIS Vernet fut président de la fac toulonnaise à l’époque où elle s’appelait encore UTV (Université de Toulon et du Var). Bien avant que Bruno Ravaz ne décidât d’ajouter un S entre le U et le T car il faut bien marquer sa différence.
Aujourd’hui, Ravaz voudrait appliquer à la ville de Toulon les méthodes qu’il a utilisées pour l’université : il se présente aux municipales sous l’étiquette Modem. Heureusement, il a peu de chances d’être élu.
C’est le destin des chefs, que de vouloir à tout prix diriger un truc même quand personne ne leur demande plus rien. Vernet est candidat — de droite — à la Farlède. Il affronte trois adversaires — de droite aussi — qui tournent autour de l’héritage de François Pantalacci, homme de droite disparu trop vite en 2003 après seulement 29 ans de bons et loyaux services à l’Hôtel de ville.
Jean Ettori, adjoint au maire sortant, Raymond Abrines, conseiller municipal de la majorité sortante, Arlette Aude, conseillère municipale d’opposition malgré son étiquette UMP, et Jean-Louis Vernet, donc, se détestent. Aucun n’a obtenu l’investiture officielle de l’UMP ni le soutien des cadors locaux. Il paraît que Falco attend le deuxième tour pour débloquer la situation.
En face, le socialiste Jean-Michel d’Izzia compte les points. Il a réussi à réunir toute la gauche autour de son nom.
Toute la gauche ? Pas vraiment. « Délégué UMP de la sixième circonscription », comme il l’annonce sur son blog de campagne, Vernet s’est débrouillé pour obtenir le soutien de l’actuel Président de l’université Laroussi Oueslati. Et puis, en tirant un peu sur le fil, il a pu récupérer celui du Parti Radical de Gauche dont Oueslati est le trésorier.
Sur l’air de la politique n’est pas une histoire de convictions politiques, Vernet compile les encouragements. Sur la même page de son site (ici), on pourra apprécier les bravos de Louis Bernardi, conseiller général de droite très très dextre, et ceux de Laroussi Oueslati, donc, compagnon de route de Michel Vauzelle à la Région. « Je pense qu’il fera un excellent maire. Farlédoises, Farlédois, votez Jean-Louis Vernet ! » suggère sobrement Laroussi.
Vernet est réputé pour son acrimonie. Dix jours après que l’ancien Président de l’UTV ait obtenu le soutien écrit du PRG (8 février), D’Izzia était déféré devant un tribunal au prétexte qu’il prétendait, sur certains documents de campagne, bénéficier du soutien des radicaux. N’importe quoi. En effet, où est-il inscrit que le Parti Radical de Gauche doit être de gauche ?
