VOILà plusieurs mois que le gouvernement actuel nous le dit, la croissance revient et le chômage va bientôt diminuer.
Etant comme soeur Anne et ne voyant rien venir - en dehors des élections régionales - le porte parole du gouvernement ne donne plus seulement dans la méthode Coué mais aussi dans les erreurs de calculs préméditées.
D’après une dépêche Associated Press datée du 12 février 2004 :
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PARIS (AP) - Le Produit intérieur brut (PIB) de la France a augmenté de 0,5% au quatrième trimestre 2003, selon les chiffres publiés jeudi par l’INSEE. Dans son communiqué, l’Institut national de la Statistique précise que la croissance de l’année 2003 est de +0,2%.
La croissance au premier trimestre 2003 avait été de 0,0%, de -0,4% au deuxième trimestre, de +0,4 au troisième trimestre.
Interrogé à propos de la croissance sur Europe-1, le porte-parole du gouvernement Jean-François Copé a souligné un "résultat encourageant" : "Nous avons aujourd’hui un résultat de croissance économique très encourageant puisque pour le quatrième trimestre 2003, nous atteignons 0.5% de croissance. Ce qui veut dire en année pleine pour 2004 que nous dépasserons les 2% voire peut-être atteindrons les 2,5% de croissance".
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C’est l’évidence, si la croissance a été de 0.5% au dernier trimestre 2003, en conservant le même rythme, elle sera de 2% en 2004, voire davantage, comme M. Copé l’a lu dans sa boule [1].
Si on avait mené le même raisonnement à partir de la « croissance du dernier trimestre 2001 », on aurait obtenu un chiffre annuel de -1,2 % pour l’année 2002 alors qu’il a finalement été de +1,2%. Une approximation comme une autre.
Encore plus parlant : la méthode appliquée au dernier trimestre 2000 [2] aurait permis à Elisabeth Tessier de prédire une croissance annuelle de 4.8% pour 2001. Elle ne fut finalement que de 2,1%.
Mais l’important dans le chiffrage, ce sont l’annonce du ministre et les hochements de tête dociles du journaliste qui l’écoute.
Plus de détails sur les différents taux de croissance :
La croissance : je croîs, tu croîs, nous croyons...
[1] Pour l’instant les analystes financiers s’accordent à dire que la prévision gouvernementale de 1,7 % est donc tout à fait plausible, sans pour autant traduire une forte reprise
[2] La croissance trimestrielle du dernier trimestre 2000 a été de 1,2%