UN tramway enterré, cela pourrait faire un métro très présentable. Malheureusement, c’est plutôt d’un enterrement de première classe qu’il faut parler. D’abord, il y a l’interview du 7 mai dans Var matin, on ne peut plus éloquente. Comme le journaliste lui fait remarquer qu’on le sent frileux sur le projet, il répond : « Je suis réaliste. Si j’avais les finances de la ville de Nice, tout irait plus vite. Les choses doivent se faire dans l’ordre : réglons d’abord les problèmes de surface avec le deuxième tube ».
On ne saurait dire plus clairement qu’on donne la priorité au « tout-bagnole », puisque l’ordre selon lui, c’est d’abord d’aspirer un peu plus de voitures sur l’aire toulonnaise grâce au second tube. Des comptages ont établi que le premier tube avait renforcé la circulation privée autour de Toulon. Continuons, avec un second tube, et, pourquoi pas un troisième, un quatrième, etc ?
Mais il y a encore plus révélateur. La ville vient d’éditer une belle brochure, titrée « Toulon bouge, Toulon avance », où sont présentés tous les grands projets d’aménagement. On a beau chercher dans tous les sens, il n’y a pas l’ombre du début d’un seul mot sur le tramway. Victime d’un procès stalinien, il a été effacé de la photo ! On ne peut que conclure que le tramway ne fait plus partie des projets de la ville. « Toulon avance », ouais, mais quand il n’y a pas d’embouteillages...
Carolus
