Les jeunes incubes néo-gauchistes, sous l’emprise de Lilith du Poitou et de son harem éléphantesque, ont finalement fait plier l’Etat UMP. Il est plus que temps que cette jeunesse perdue se retrouve, à grands coups de pompes dans le cul si nécessaire.
Retour aux fondamentaux. Sur l’étagère de la bibliothèque laquée, entre l’intégrale de Guy des Cars et deux dictionnaires désuets, somnolait un beau tome couverture cuir. ENCYCLOPéDIE familiale Larousse , édition 1951, « ouvrage de haute vulgarisation » groupant « la plupart des connaissances susceptibles d’intéresser le père et la mère de famille au cours de leur existence familiale et sociale ».
D’obsolescence il ne sera pas question. Car si la langue française évolue malheureusement dans le sens d’une babélisation généralisée impliquant l’actualisation permanente des lexiques, les rapports humains, eux, ne changent pas. Les apatrides et soixante-huitards qui manipulent les pantins UMPS voudraient nous convaincre du contraire. Ils n’ont trouvé pour cela que la mise à bas sans cesse réentreprise de nos valeurs morales. Mais peut-on détruire l’immuable ? Ouvrons notre encyclopédie au chapitre « La formation morale ».
« L’exercice de l’autorité appelle l’usage des sanctions : il n’y a pas d’éducation sans sanctions, mais les sanctions ne se justifient et ne sont bienfaisantes que dans la mesure où elles contribuent à la formation de la volonté, et leur nature est appelée à changer avec le développement de la conscience. Elles seront d’abord sensibles et corporelles pendant la période de ce que l’on peut appeler le dressage de l’enfant [...] Peu à peu, l’enfant conquiert son autonomie spirituelle. Conquête difficile dans laquelle il a besoin d’être aidé et dans laquelle les sanctions qu’il subit — quand il s’est dérobé à l’effort nécessaire — doivent lui être un adjuvant et non un motif de découragement ou de repliement sur soi [...] Convient-il de recourir aux sanctions physiques ? Elles répugnent à la nature et ne sont jamais les meilleures, ce qui ne veut pas dire que, dans certains cas, la période de dressage passée, elles ne soient pas nécessaires. [...] L’essentiel est de ne jamais oublier que la sanction n’a d’efficacité que si elle intervient parce que l’enfant l’a méritée en faisant mal ».
Oui : le martinet est un bon moyen pour faire comprendre à votre fils qu’il ne faut jamais, jamais bloquer une université, prendre en otage les jeunes gens défavorisés qui veulent s’en sortir par l’apprentissage ou, d’une manière plus générale, attenter à la liberté d’étudier.
Aude, votre fille, ose venir vous présenter Habib avec qui elle a passé plusieurs nuits sur le campus à écouter des nègres jouer du tam-tam, enlacés dans le même duvet, sous des slogans appelant à la sédition révolutionnaire. Et puis quoi encore ? Une beigne à la pisseuse et un coup de boule au berbère ! Finies les études supérieures et les mélanges contre-nature !
« Aujourd’hui — et c’est fort heureux — les relations entre jeunes gens et jeunes filles sont libérées des contraintes et des complications tyranniques d’autrefois. Cela ne veut pas dire que les parents soient dégagés de toute responsabilité envers leurs enfants au moment où ceux-ci vont s’engager dans l’irrévocable [...] Le fond de la nature féminine, c’est la complication ; le fond de la nature masculine, c’est la simplicité. La femme se heurte à cette simplicité un peu frustre, l’homme se perd dans les réseaux de cette complication. Chacun des époux à sa mission spéciale. D’une manière générale on peut dire : le mari au-dehors et la femme au foyer. Il convient de ne pas intervertir les rôles. [...] La jeune fille doit souhaiter un mari plus sérieux que galant, travailleur, scrupuleux en affaires [...] Elle doit lui faire la maison toujours accueillante et ne pas le fatiguer de détails domestiques ; elle doit comprendre ses soucis, lui faciliter son travail, sans s’y immiscer de façon indiscrète ».
« Maison accueillante » d’accord, mais ça ne veut pas dire couscous et tajine pour toute la smala. Aude peut trouver mieux. D’autant qu’Arnaud, un ancien prétendant qui poursuit de brillantes études en mastère de Droit des affaires (il tient aussi la section locale de la FAGE), a le coeur brisé et serait prêt à revenir malgré les incartades de la petite. « Le garçon doit être mis en garde contre quelques défauts plus spécifiquement féminins : la frivolité, la coquetterie, les mesquines jalousies. Par ailleurs, il doit comprendre et excuser l’extrême sensibilité de sa femme, son émotivité, ses larmes faciles, des nervosités soudaines, au retour périodique de certaines souffrances particulièrement exaspérantes. Le mari doit alors être d’une patience compréhensive et même accepter de voir repousser ses encouragements et ses bons offices, et ne point, en revanche, la crise passée, refuser un bon accueil au retour ».
Retour aux fondamentaux : les 1168 pages de l’encyclopédie familiale ne quitteront plus votre chevet. Vous en lirez chaque jour une page à voix haute après le dîner, afin que toute la famille en profite et que se transmettent les valeurs éternelles que cette crise aura au moins eu le mérite de raviver, par le spectre de la chienlit, qui tétanise les âmes sensibles mais affermit en réaction le caractère, la volonté et pourquoi pas, la fécondité du vrai patriote.
Tiens, un petit dernier pour la route, au chapitre « La dénatalité » :
« le peuple français est devenu volontairement stérile, c’est-à-dire qu’il ne croit plus à la vie. Cette disparition généralisée du vouloir-vivre national est prouvée surabondamment par les résultats efficaces de la propagande néomalthusienne et, en particulier, par la multiplicité des avortements [...] Il faut réaliser une "péréquation des ressources aux charges de famille", sinon la mère de famille délaissera son foyer pour compléter par son travail le salaire insuffisant de son mari, et le couple évitera avec soin d’avoir de nombreux enfants ».