DANS les milieux autorisés (autorisés à se fendre la gueule), on est de plus en plus inquiet au sujet du lourd silence qui entoure la disparition du cerveau seynois Patrick Martinenq.
Élu conseiller général, on ne l’aurait plus vu depuis plus d’un an aux séances plénières de l’assemblée départementale auxquelles ses électeurs l’ont pourtant délégué. À tel point que le président Lanfranchi a pu récemment s’en payer une bonne tranche à l’occasion de l’ouverture d’une séance. Il a brandi la photo de l’élu en indiquant que c’était le moyen de le connaître pour ceux qui ne l’avaient jamais vu. Grosse rigolade dans le groupe de droite qui ne pouvait pas rater une aussi belle occasion. Mais grosse gêne dans le groupe de gauche : « Il compte dans l’effectif mais n’est jamais là pour bosser », déplore un camarade.
Si, Patrick bosse : il bosse à se faire élire. Fort sans doute de son expérience de conseiller général, il veut se présenter aux législatives et cherche des soutiens. Faisant un parallèle avec l’élection présidentielle et ses 500 signatures, il affirme sur son blog : « en ces temps de changement institutionnel et d’engagement participatif, il me semble nécessaire que les citoyens se déterminent contre les candidats parachutés ». La bonne blague, pour quelqu’un qui se parachute de l’intérieur ! Et comme nous sommes vraiment médisants, nous ajouterons dans le souci louable d’éclairer ceux qui l’ont élu qu’un conseiller général touche son indemnité mensuelle en tout état de cause, quelle que soit son assiduité aux séances.