L’association pour l’Histoire et le Patrimoine Seynois a perdu le bras de fer engagé contre Arthur Paecht en vue de préserver les anciennes cantine et clinique des chantiers (lire "La cantine fait de la résistance"). Nous publions à cette occasion un communiqué de presse.
« HPS a tenté avec d’autres associations, mais sans succès, de sauver de la démolition la cantine et la clinique des ex-chantiers (recours gracieux, recours au Tribunal Administratif). De nouveaux lieux de mémoire de la société industrielle seynoise vont disparaître. Dans quelques années nous déplorerons leur disparition.
La Seyne n’a pas mené la réflexion nécessaire sur le devenir de son patrimoine industriel. Pourtant à Marseille, à La Ciotat, à Nantes, etc, des réalisations exemplaires de reconversion ont abouti, dans des contextes identiques. La théorie de la "table rase" domine : on détruit ce passé au profit de quartiers sans âme occultant la transmission indispensable de la mémoire. Nous craignons que La Seyne rate un rendez-vous avec son histoire. L’atelier mécanique restera le dernier bâtiment industriel sur les 35 hectares qu’occupaient les ex-chantiers navals. Notre association a déposé auprès de la Direction Régionale des Affaires Culturelles un dossier de demande d’inscription de cet atelier monumental sur la liste des monuments historiques, afin qu’il soit préservé de la démolition et qu’il soit réhabilité selon les règles en vigueur pour un tel lieu de mémoire dont il faut respecter le caractère industriel, sans affadissement.
Par ailleurs nous continuons à militer pour qu’un chemin de la mémoire de la construction navale soit aménagé dans le parc paysager dit "parc de la Navale".
Le café patrimoine que nous organisons le 27 avril aux "Chantiers de la lune" sur le thème du patrimoine industriel sera l’occasion de faire des propositions pour l’aménagement de l’atelier mécanique. »