L’Architecte des Bâtiments de France dont la posture est assez délicate entre les gros bulldozers du maire de la Seyne et ce qui reste des ex-chantiers navals (voir La cantine fait de la résistance), avait dit-on demandé et obtenu des subventions du ministère de la Culture pour restaurer la porte des chantiers, à condition que cela se fasse dans les normes d’un bâtiment industriel. Respect des matériaux à utiliser : briques et pierres pour les corniches et le décor autour de l’horloge. Mais l’entreprise chargée du boulot par la mairie a utilisé du ciment et repeint les volets dans une couleur incertaine qui sent bon la garrigue. Voici donc une très jolie bonbonnière provençale. Résultat : les crédits ministériels se sont envolés.

Quelques images des bâtiments en sursis (cantine et clinique)...




Retour sur la porte. Au fond, droit comme un i, le pont levant qui permettait aux trains d’accéder aux chantiers. Entre les deux, des parkings vides et un parc bien plat, bien propre, des arbres (dont certains déjà morts) bien identiques et bien alignés. Ici et au delà vers l’Est (à droite de la porte), il y eut une activité humaine.