APRèS l’ordinateur à un euro par jour pour les étudiants, le prix d’un café, voilà que le premier ministre annonce le permis de conduire à un euro par jour, le prix d’un ordinateur portable.
« Avec les radars, l’Etat a gagné de l’argent. Cet argent reviendra à la jeunesse, nous allons diminuer le coût du permis de conduire » [1]. C’est une banque qui financera le permis de conduire, une fois ce dernier obtenu le jeune conducteur remboursera, pour un euro par jour, le montant exact du coût de la formation. On voit bien dans quelle escarcelle va tomber l’argent des radars, dans celle des banques, puisque c’est l’Etat qui prendra en charge le montant des intérêts.
C’est quand même sympa pour ces jeunes de leur permettre d’obtenir un permis dont le tarif devient prohibitif, mais ne croyez pas que ce soit pour aller en boîte le samedi soir, non. « Le but de l’opération, a souligné Jean-Pierre Raffarin, est de faciliter la "mobilité" des jeunes, surtout lorsqu’ils effectuent des stages loin de chez eux ou qu’ils recherchent un travail » [1].
Afin de diminuer le chômage de manière encore plus efficace, on attend impatiemment des mesures concrètes telles que la voiture à un euro, l’assurance à un euro, le logement à un euro, sans oublier le baccalauréat à un euro et les études supérieures à un euro. Pour la modique somme de 7 euros par jour, soit 2555 euros par an pendant 10 ans, les jeunes pourront enfin être efficaces dans la recherche d’un emploi, au lieu d’aller manifester.
[1] Dépèche Reuters du 11 février 2005.