C’est une étape sur le long chemin censé mener au tramway : l’aménagement du pont SNCF de Saint-Jean du Var, à Toulon.
Le chantier qui a débuté voilà quelques mois semble aujourd’hui confronté à certaines difficultés. Encore une histoire de tunnel.
Il était en effet prévu de faire passer des tubes sous le pont pour les différents réseaux (eau, assainissement, électricité, etc.), et dans ce but, de percer un couloir souterrain de part en part.
D’abord, un puits d’accès vertical a été aménagé afin d’y insérer un tunnelier [1] avançant à l’horizontale. Une fois positionnée, la "taupe" a commencé son labeur. Juste une dizaine de mètres de matière à ronger.
Mais la machine serait depuis hier bloquée par une pile du pont. C’est ballot, cela voudrait dire que les spécialistes ont mal visé. "Faut dire qu’il y a beaucoup de troquets dans le quartier", rigolent les badauds entre deux ballons au bistrot d’en face. Le problème, c’est qu’aucune marche arrière n’a été prévue sur le tunnelier (comme sur une mobylette, sauf que ce n’est pas pareil). Alors que faire ? Abandonner l’engin ? Le démonter dans son trou ?
Nos reporters dépêchés sur place n’ont pu découvrir la solution retenue. Toujours est-il qu’à 18 heures hier (heure de fermeture habituelle), il y avait encore de l’agitation sur le site.
Voilà un impondérable qui pourrait retarder cet énième chantier et augmenter l’impôt local de quelques microcentimes : faute à la topologie souterraine toulonnaise. C’est vraiment le bordel, là-dessous.

[1] Engin de génie civil servant à creuser des tunnels, travaillant de manière continue et à "pleine section".