LE 3 Août 2004, José Bové, fameux pèlerin de la cause paysanne en lutte contre le grand méchant loup capitaliste, était à Six-fours pour défendre les enfants de la malbouffe, et s’opposer à la délivrance d’un permis de construire à Mac Do. Cuverville était là.
Sous les plus belles moustaches du PAF, ces mots :
« si le maire veut s’entêter, je pense que les manifestants vont essayer de réunir un maximum d’habitants. Je crois qu’il faut exiger sur cette affaire un véritable référendum municipal. C’est possible, il faut que la mairie l’organise. Si la mairie refuse de l’organiser, les associations devront s’en charger elles-mêmes. Ça, c’est à mon avis le point de départ. Ensuite, il faudra voir sur le terrain. Si le maire refuse de tenir compte de la majorité de sa population, il faudra faire des recours. Et si les recours juridiques ne suffisent pas, et bien peut-être qu’il faudra occuper en final le chantier pour l’empêcher d’aboutir. Mais on n’en est pas encore là. Aujourd’hui, on est dans la mobilisation, la prise de conscience. »
Fin d’année 2004, Cuverville s’est rendu sur les lieux du chantier. Personne n’était enchaîné au tractopelle. Pas la moindre trace de démontage [1]. Mobilisation et Prise de conscience sont-elles tombées à l’eau ?

[1] Il faut dire que le montage n’est pas encore franchement achevé.