Toulon  Var agglomération Qualité France Média Economie Culture Justice et injustices Cuverville sans frontière Cuverweb pratique
Maison fondée à Toulon en 1995

LETTRE D'INFORMATION | CONTACT

Exclusif ! La lettre du secrétaire d’Etat au Père Noël !

mardi 9 décembre 2003

Cuverville a mis la main sur un document ultra-confidentiel que nous dévoilons illico.

CHER père Noël - cher babbo Natale comme on dit sur la terre de mes ancêtres, car c’est ça la France, multicolore, pleine de toutes les races et de toutes les origines, et chacun peut y réussir et devenir un personnage même quand on n’a pas fait l’ENA ! J’en sais quelque chose ! Mais attention : bien que figure emblématique, moi je dis humilité. Et moi je dis travail. Beaucoup de travail. Un peu de rugby ou de VTT le dimanche, mais surtout du travail.

Pour Noël, je voudrais : déjà, rester encore un peu au gouvernement. Un remaniement ? Ca m’embêterait. On a chaud aux fesses, en ce moment. Bien sûr je pourrais être plus mal loti, secrétaire d’Etat c’est un bon tremplin pour un poste de vrai ministre quand je serai vieux. Et je m’en sors plutôt pas mal vu la débandade actuelle. J’ai la côte depuis que je me suis fait remarquer favorablement par monsieur Raffarin quand j’ai proposé de supprimer un jour férié. Pas mal, hein ? Pauvre Jean-Pierre. Il est brave, il a dû te commander un Raffarin III, mais il ne l’aura pas.
Alors quand mes détracteurs invoquent le principe de Peter, qui dit - car je me suis renseigné sur la question - que chacun tend à s’élever à son niveau d’incompétence, moi je dis que j’ai encore de la marge. Et d’ailleurs, cher Père Noël, je voudrais un peu de marge supplémentaire dans mes petits souliers.

A Toulon je voudrais un théâtre. Pas un truc avant-gardiste à la con qui va m’amener plein de problèmes comme quand j’avais inauguré l’espace d’art contemporain du boulevard de Strasbourg, avec ce jobastre qui m’avait fait cramer des pneus dans tout l’immeuble, et cette femme qui voulait suspendre de la viande froide à des crochets pour faire des espèces de mobiles, j’avais dit stop juste à temps ! Vraiment n’importe quoi ! Ca ne rentre même pas dans un salon, alors que j’ai encore récemment acheté un tableau sur le port de Sanary, des pointus à la pêche avec la voile en relief, et c’est super dans la chambre des gosses. Non, je voudrais un vrai théâtre classique avec des machins rouges et les trois tocs et tout le toutim, des vrais artistes comme Jean Lefebvre ou Francis Lopez... Comment... ? Il est mort ? Merde ! Voilà ce que c’est, avec le boulot, je ne me tiens plus au courant de rien. C’est pour ça qu’ils ont repassé les Tontons flingueurs à la télé, alors ? Sacré film, ça ! Culte ! "Touche pas au grisbi, salope !" Ah ah, à mourir de rire ! Pardon ? Ce n’est pas Jean Lefebvre qui est mort, c’est Francis Lopez ? Ah la vache ! Claude-Henri ne m’a rien dit ! Il commence à sérieusement m’agacer, celui là ! Depuis qu’il est directeur de l’Opéra, je suis obligé de rattraper toutes ses conneries ! Bon enfin, je ne vais pas m’étendre dans cette lettre, on verra ça plus tard.
Je voudrais donc un théâtre, et avec moi je te jure que le problème des intermittents sera vite réglé : quand tu as un théâtre municipal, tu n’emploies que des fonctionnaires municipaux. Surtout que de ce côté là, on ne manque pas de matière ! Si tu savais le nombre de territoriaux que j’ai hérités de mon prédécesseur ! Et il faut voir le niveau ! Bah, ils arriveront bien à faire marcher une rampe d’éclairage. Oui, parce que si théâtre à l’Italienne c’est trop compliqué pour toi - et cher pour les contribuables, je me contenterai de salle polyvalente. On y accueillera les jeunes talents qui se produisent porte d’Italie, ceux de Rire et chanson. Tu ne connais pas ? Programme moi ça sur l’autoradio de ton traîneau et tu m’en diras des nouvelles ! Moi, depuis que j’écoute Rire et chanson, je ne lis plus Var matin. Trop fort ! Parce qu’en même temps, les comiques, c’est une bonne critique de la société. Ils traitent les problèmes d’actualité avec substance et ironie. Grâce à ça tu te tiens au courant des choses importantes, du voile à l’école au sonotone de Grand Jacques - au ministère tout le monde l’appelle Grand Jacques.

Mais je ne voudrais pas t’importuner davantage, je sais que tu es très sollicité en ce moment. Que veux-tu, j’adore écrire des lettres ! Bon, là, je crois que j’ai fait le tour. Ah oui ! N’oublie pas de m’ajouter un peu de paix dans le monde et le dernier Harry Potter. Je t’en remercie.

JPEG - 21.4 ko
Pour que Noël soit la fête de toutes et tous, aidons les plus démunis.
Vous aussi, participez à la campagne "Sauvons les ayants droit", en achetant un de ces beaux disques de musique. En vente au supermarché Ferraille.
Imprimer Imprimer

Répondre à ce message

<span style='text-transform: uppercase;'>Editos</span>
Dans la même rubrique
Réponse sanitaire évolutive
(31/12/2009)
Aglaé et Sidonie et tous leurs amis
(01/09/2009) (2 messages)
Cuverville solidaire : “nen pendran mai”
(17/03/2009) (2 messages)
Le retour du Kermocco
(14/09/2008) (3 messages)
Un peu gauche, un peu maladroit
(19/03/2008) (5 messages)
Lettre ouverte des Amis de La Pérouse au Président du Rugby Club Toulonnais
(21/01/2008) (7 messages)
Nicolas taille patron
(15/12/2007) (1 message)
Le nouveau dictionnaire de la Réforme
(14/10/2007) (2 messages)
Les donneurs de leçon
(01/09/2007) (5 messages)
Une petite kermesse au succès mitigé
(24/07/2007) (5 messages)