CUVERVILLE a profité du passage aux 35 heures et de la retraite des époux Le Chevallier pour se prendre un petit week-end d’un an et demi [1], mais cette villégiature, un peu brève au goût de certains, est désormais achevée. Gonflée à bloc, prête à toutes les innovations, l’équipe reprend enfin le chemin de la rédaction. Quels sont les nouveaux challenges ? D’abord, savoir vivre avec son temps et se tenir au courant de l’avancée technologique ; oublier Gutenberg pour s’ancrer dans le troisième millénaire. Il était inévitable que nous en arrivions là. C’est avec enthousiasme et émotion que nous vous présentons la version minitel de Cuverville.
Bientôt, une édition papier viendra compléter celle-ci. Loin de se paraphraser, les deux supports se complèteront, un peu comme Var matin s’agrémente du supplément Fémina, même si la comparaison peut sembler douteuse. Elle l’est effectivement. Cuverville, pour quoi faire ? Décrire l’actualité locale sous un angle original. Satire, mauvaise foi, infos introuvables ailleurs, parole donnée aux inaudibles.
Vous trouvez nos quotidiens régionaux atones et rabougris, perclus de rhumatismes économiques qui les empêchent de faire du journalisme correctement ? Lisez Cuverville !
[1] Pour ceux qui viennent d’arriver, Jean-Marie Le Chevallier fut élu en 1995 à la mairie de Toulon sous l’étiquette FN. Toulon : charmante bourgade méditérranéenne nichée dans son écrin de pieds noirs plus ou moins revanchards, de marine nationale plutôt réactionnaire, de petits vieux relativement craintifs, de mafia un peu notabilisée, et de pêcheurs franchement du dimanche.