FêTéE au mois d’avril quand les lourds manteaux de l’hiver cèdent enfin la place aux gilets du printemps, Pâques symbolise le passage, le renouveau, la transformation.
La nature frissonne après de longs mois d’hibernation. C’est un temps d’éveil. Les bourgeons se libèrent en laissant éclater leur enveloppe ; les fleurs égaient la nature de leurs couleurs pures, fraîches et vives. Les oiseaux vocalisent à l’apparition du matin. C’est le temps de la nidification, de la couvaison, de l’éclosion des oeufs et des comédons sur le visage des communiants acnéiques.
Et comme Jésus est ressuscité d’entre les morts pour la gloire du Père, nous pouvons nous aussi commencer une vie nouvelle (Romains 6, 4).
L’oeuf, source de vie. Depuis des temps immémoriaux, les oeufs sont associés à la renaissance : apportés par le lapin ou les cloches de Pâques, oeufs que l’on fait bénir avant de les gober, à décorer ou conserver comme de précieux talismans. Une coutume provençale ne consiste-t-elle pas à offrir à un nouveau-né un oeuf, pour qu’il soit "bon comme le pain, sain comme le sel, plein (de bénédictions, de vie, de grâces) comme un oeuf" ? Il est le symbole du creuset alchimique et du mystère pascal, dans lequel s’opère toute une gestation, une transmutation, les préparatifs de la Résurrection.

La Résurrection nous dit que le monde reste la création de Dieu, Dieu de tendresse et de beauté.
Dans la joie du Christ ressuscité, je suis enfin accepté et reconnu. Avec la grâce de son Pardon, Jésus me libère des contraintes modernes d’un monde à la moralité écorchée, des excès d’une société technologique qui voudraient nous éloigner de la Loi Naturelle.

Pour nous accompagner dans la méditation, un peu de rock’n’roll .