La Seyne. Décidément, la candidature annoncée de Valérie Paecht fait l’unanimité. "Elle veut le beurre et l’argent du beurre", selon une de ses collègues UMP. "Elle a le droit de vouloir s’inscrire en politique, mais alors, que les choses soient claires ! Qu’elle entre au cabinet du maire !" Rappelons que le maire en question est son papa. En tout cas, JEAN Pin avait raison, Valérie a bien quitté le Conseil général (ce qui devait finir par arriver, si elle envisage de se présenter à l’élection). Elle bosse désormais à TPM. Une autre résidence secondaire de papa [1].
Hyères. Le docteur Francis Roux est premier adjoint de Léopold Ritondale. Il est aussi son poulain désigné, et le remplacerait sur le canton de Hyères ouest. C’est embêtant pour le député Jean-Pierre Giran, dans la mesure où ce dernier vise la succession de Riton en mairie, et que le canton ouest représente un bon tremplin pour le trône. Tout n’est donc pas rose au royaume UMP (ce qui est la moindre des choses, vu que c’est la couleur réservée aux socialistes).
Toulon. Deux des trois cantons renouvelables sont aux mains de la gauche. Le socialiste Bruno Maranzana repart dans le 2, et la communiste Danielle Daumas dans le 9. Des élus qui aimeraient respecter le traditionnel pacte de soutien mutuel, mais les choses ne sont pas simples. Car les réformateurs du PC souhaiteraient présenter un candidat partout où cela est possible.
Du côté de l’UMP, on positionne Jean-Guy di Giorgio face à Daumas, et Michel Cameli face à Maranzana. Di Giorgio et Cameli sont déjà adjoints de Falco, le premier aux crottes de chien, et le second aux vieux combattants sportifs. Le cinquième canton (centre ville) est réservé ! V.I.P. ! Il a même été un instant question qu’Huberman lui-même tente l’aventure ! Après avoir abandonné Pignans, il aurait lâché Besse ? Allons allons, ce n’est pas raisonnable !
L’UDF se réorganise et acceptera certainement l’union avec l’UMP en attendant des jours meilleurs. Il n’empêche. Pierre Bonal et Philippe Châteaureynaud se verraient bien affronter le reste du monde, respectivement sur le 9 et le 5. Francs tireurs ?
Enfin, on remarquera que les candidats les plus probables disposent tous d’un mandat au sein d’une autre collectivité (si on excepte le cas particulier de Valérie Paecht) : comme quoi, le cumul n’attend pas le nombre des élections.
[1] Récapitulons : Arthur Paecht est maire de la Seyne, et à ce titre, premier vice-président de TPM. Il est aussi premier vice-président du Conseil général du Var (élu du canton de Saint-Mandrier).