RéSUMé de l’épisode précédent : Le programme de Michel Vauzelle aux régionales se résume à une date, le 21 avril.
Automne 2003, composition des listes. Les oreilles chauffent sous les téléphones portables. Les rendez-vous discrets entre candidats potentiels et ténors se multiplient. Ce qui ne veut pas dire que la base sera court-circuitée au profit de l’intérêt particulier et de quelques carrières, non non. Tous les partis interrogent leurs militants sur l’avenir, comment envisager les élections, quel candidat présenter, etc. Car tous les partis politiques ont un fonctionnement démocratique, ce qui signifie, dans le sens contemporain du terme : arriver à convaincre ceux qui discutent, pendant que les autres décident, qu’ils participent à la décision.
Prenons le cas du Front national, par exemple. Dans le Var, la tête de liste de souche aux régionales sera Marie-France Stirbois. Elle a fait toute sa carrière politique dans une ville de Provence bien connue : Dreux. C’est sans doute à la demande expresse des militants que Jean-Marie l’a parachutée sur les rivages méditerranéens.
Bon, d’accord. Le FN ne fait pas de la démocratie son fer de lance, alors on ne peut pas franchement le prendre en exemple. Dans ce cas, prenons le parti radical de Gauche. Contrairement à ce que nous annonçons en première page du site, il y a plus de trois militants au sein de la fédération varoise du PRG. Il y en a au moins quatre : De Lustrac (conseiller régional sortant), Joffre (maire du Pradet), Peyre (président de la fédération), et Oueslati (un jour, Saint Bernard Tapie lui tendit la main). Tous postulaient aux élections à venir. Pour ne pas perdre un temps dont les vrais hommes d’action ne disposent guère, Peyre et Oueslati auraient décidé de négocier leur avenir politique directement avec Vauzelle. Résultat, Christian Peyre serait le candidat de la gauche unie et enthousiaste sur le cinquième canton [1] tandis que Laroussi Oueslati émargerait aux régionales.
Sur les deux autres cantons à renouveler à Toulon, les sortants (de gauche) sont candidats à leur succession. Mais les communistes doivent régler une discorde interne : alors que "l’exécutif" du PC local, dont Danielle Daumas fait partie, soutient la candidature d’icelle et de son compère Maranzana, le secrétaire fédéral impose un certain Philippe Himber dans le deuxième canton ! Contre Bruno Maranzana ? Mais les socialistes ne vont jamais vouloir ! C’est la guerre ou quoi ?
Revenons aux régionales pour clore cette brève. La tête de liste UMP dans le Var se nomme Isabelle Bourgeois, elle est adjointe au maire de La Valette (Christiane Hummel, occupée à devenir sénatrice). En ce qui concerne la "liste pour l’écologie et la protection animale", c’est Michel Pizzole qui s’y colle. C’est marrant. Il y a des noms qui vous foutent le bourdon, comme celui-là. "Michel Pizzole". On se dit : tiens, une nouvelle élection. C’était quand déjà la dernière fois ? Deux, trois ans ? Comme le temps passe !
[1] Trois cantons toulonnais sont renouvelables en 2004 : le 2, tenu par le socialiste B.Maranzana, le 9, tenu par la communiste D.Daumas, et le 5, tenu par un ancien adjoint de Le Chevallier, D.Michel.
