RéSUMé de l’épisode précédent : les sondeurs aident jean-François Kahn à remplir son journal.
Le programme de la gauche toulonnaise, institutionnelle et unie, est intitulé comme d’habitude : "qui qu’on va mettre sur la liste ?".
A noter : C’est aussi le programme de l’UMP, de l’UDF, et d’autres partis politiques que ma mère m’a résolument interdit de nommer ici.
Alors donc, qui qu’on va mettre sur la liste des régionales 2004, sachant qu’il y a à peu près 120 places au Conseil, que la région se décompose en 6 départements, et que chaque département ne pourra proposer plus d’une vingtaine de noms ? Qui qu’on va mettre sur la liste, sachant que sur ces vingt noms, seule la première poignée peut sérieusement envisager d’être élue ?
Selon les rumeurs de septembre, l’actuelle vice-présidente et ex-députée Odette Casanova jetterait l’éponge. Mais la durée de cotisation pour la retraite ayant été allongée, on ne sait jamais, gardons nous d’un enthousiasme prématuré.
Robert Alfonsi, secrétaire fédéral des socialistes varois et champion de l’élection sur liste, remettrait le couvert. Tout comme Christian Martin, ex-maire de Draguignan et ex-secrétaire fédéral.
Françoise Galangau, conseillère municipale toulonnaise et ex-secrétaire de section, se ferait bien une petite place au soleil, comme Robert Gaia, ex-député.
On remarquera le nombre important d’ex quelque chose, mais c’est normal : rappelons qu’il s’agit du parti socialiste, et que les caciques ont du mal à suivre le chemin tracé par Lionel Jospin : "ex un jour, ex toujours".
En ce qui concerne le menu fretin (c’est-à-dire, pour le PS, tout ce qui n’est pas socialiste et qu’on appelle pluriel), le communiste gardéen Joël Canapa et le vert seynois Philippe Chesneau, déjà élus, souhaitent apparemment repartir pour un tour.
Nouvelles têtes à caser, celles du radical Christian Peyre, et de la socialiste Nicole Tessier. Cette dernière fait partie du conseil municipal pradétant et s’oppose au maire, le seul de l’agglomération toulonnaise qui soit pourtant étiqueté à gauche. Mais chacun sait que Roland Joffre est un social-traître .
Alors, qui va damer le pion à Muselier et au Pen ?
Comment va-t-on se débrouiller avec tous ces noms ?
Qui qu’on va placer en position éligible ?
