LORS du dernier bureau communautaire (23 janvier), le président Hubert Falco a crié sa joie aux maires de l’agglomération : les revenus de la taxe professionnelle devraient augmenter de 12,5 millions d’euros en 2006, de quoi largement compenser les 7 millions qui manquaient au budget.
Rappelons la stratégie envisagée par Falco à la fin de l’année 2005 pour récupérer de la fraîche. A la louche : l’attribution compensatrice reversée aux communes par TPM (depuis qu’elles ne sont plus bénéficiaires de la taxe professionnelle) était revue à la baisse pour une économie de 3 millions d’euros ; de plus, en concrétisant sa compétence sur la récupération des ordures ménagères, TPM gonflait son potentiel fiscal et voyait la dotation de l’Etat augmenter de 3 millions ; enfin, l’agglomération créait un impôt, histoire d’engranger 3 nouveaux millions. Total des gains : 9 millions d’euros, c’est-à-dire moins que les 12,5 qui devraient tomber dans le nourrain en 2006 sans même bouger les oreilles.
Malgré la bonne nouvelle, on ne revient pratiquement pas sur les décisions d’avant Noël. Hubert réévalue seulement la réduction de l’attribution compensatrice : elle baissera de 1,5 million au lieu des 3 prévus. Pomponnette est soulagé, les maires sont soulagés. Et les associations d’anciens combattants boulistes qui vivent des subventions que leur octroie TPM sont soulagées. Le contribuable, qui paiera un impôt communautaire malgré tout — ce n’est pas parce que la création de cette taxe s’avère finalement non impérieuse qu’il faut revenir en arrière —, est soulagé de savoir tout le monde soulagé.