LE secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères Renaud Muselier, premier adjoint au maire de Marseille, a annoncé vendredi 11 juillet à Toulon qu’il conduirait la liste UMP aux élections régionales de mars 2004 en Provence-Alpes-Côte d’Azur.
"J’ai fédéré mon camp, c’est donc naturellement ici à Toulon, ville symbole de notre engagement politique, et de notre lutte à la fois contre la gauche et contre le Front national que je vous annonce ma candidature à la présidence du Conseil régional PACA", a déclaré M. Muselier, lors d’une conférence de presse.
Aux côtés du sénateur-maire UMP de Marseille, Jean-Claude Gaudin, du secrétaire d’Etat aux Personnes âgées et maire UMP de Toulon, Hubert Falco, et du député UMP des Bouches-du-Rhône, Bernard Deflesselles, le candidat a assuré qu’il allait "enlever la gauche de la présidence de la région".
Il a aussi précisé que Jean-Marie Le Pen, également candidat à la présidence de la région PACA, "n’aurait pas cette région". "La seule raison, a-t-il dit, c’est qu’on va la gagner".
C’est donc tout naturellement à Toulon, symbole de la réussite UMP face à une gauche atone et un Front national qui fut aux affaires avant l’ère Falco, que M. Muselier se déclare candidat.
Quelles sont les ambitions politiques pour la région ? On ne sait pas vraiment. C’est pourtant une question importante, les députés viennent d’adopter deux projets de loi organiques permettant aux collectivités locales d’organiser des référendums locaux et de procéder à des "expérimentations". Qu’en pense le candidat ? Son objectif : gagner ! Est-ce qu’on demande à Lance Armstrong ce qu’il fera après sa victoire ? Non, bon alors !
Ne soyons pas trop exigeants, Muselier commence sa campagne très tôt, laissons lui le temps.
Une dizaine de jours après l’annonce, des affiches 4 par 3 apparaissaient dans les rues de Toulon. L’artiste de trois quarts dos regarde l’automobiliste avec force, mais assez tranquillement : "Renaud Muselier fils de Provence, Alpes, Côte d’azur". Un tout petit logo UMP musarde dans un coin.

Quand Muselier vient en Provence, ou dans les Alpes, ou sur la Côte d’Azur, en contemplant la garrigue sous un soleil de plomb, en humant la farigoulette au son du grillon, et mangeant un pan bagna les pieds dans l’eau si verte, il ne peut s’empêcher de crier Maman, peuchère ! Ca sent le terroir ! Une bonne claque aux envahisseurs ! Un bon appel du pied à l’électorat Front national !
