"Plus qu’un nom, une dynamique seynoise" dit le prospectus. "VALéRIE est une vraie enfant de La Seyne. Le fait qu’elle soit la fille du Maire, non seulement ne diminue pas ses mérites, mais lui donne au contraire la possibilité d’agir en parfaite concertation avec la Majorité municipale ! Nous la soutenons sans réserve, avec conviction, ardeur et affection !" ajoute le Maire Arthur Paecht, qui ne sait manifestement plus s’il doit parler de lui-même à la troisième personne du singulier ou directement passer à la première personne du pluriel.
Rappelons que Valérie Paecht est candidate sur le canton de la Seyne et qu’elle connaît bien le Conseil général pour y avoir travaillé de nombreuses années (comme fonctionnaire territoriale) aux côtés de son père (élu de longue date sur le canton de Saint-Mandrier). Mais depuis qu’elle y ambitionne un mandat électoral, elle a du se faire muter ailleurs. Il se trouve qu’un poste était disponible dans une autre collectivité locale, l’agglomération TPM où son père siège aussi en tant que maire de La Seyne. Alors hop. C’est ce que Valérie appelle, dans son jargon de candidate, "un nouveau challenge".
Quand Renaud Muselier en campagne pour les Régionales est venu faire son show à Toulon, de jeunes militants de l’UDF l’attendaient à l’extérieur du palais Neptune sous des banderoles. "L’UMP fait de la politique familiale : mieux vaut la fille d’un parlementaire varois qu’un Beur. Muselier : bravo pour le copinage !" Mais ces remarques acerbes visant la fille de Jean-Pierre Giran ne concernent en rien Valérie. "Parce que, insiste son tract de propagande, pour cette élection, seule compte la compétence ! Et elle ne peut pas être revendiquée par tout le monde..."
L’opposition faiblit et se soumet. Ainsi, l’avocat Jean Pin ne décolère pas. Critique officiel de la candidature Paecht dans les rangs de la Droite, il s’était prononcé en faveur d’un militant UDF pompier de son état, mais celui-ci s’est finalement désisté au profit de la candidate de l’UMP.
