A l’approche des élections sénatoriales, la gauche pouvait être confiante. L’irruption au milieu du jeu du juvénile trublion Trucy lui laissait espérer un siège pour Pierre-Yves Collombat, qui en rêvait depuis longtemps. Mais un autre élément a bien facilité le résultat. Il faut savoir que, du côté de l’est varois, c’est depuis des années la guerre à la hache entre, d’une part, Max Piselli, maire de Draguignan, et, d’autre part un duo de politiquement pacsés, Ginesta, député de Saint-Raphaël, et Elie Brun, maire de Fréjus. Certes, ils appartiennent tous trois à l’UMP, mais ça n’empêche pas les sentiments. Dans le schéma idéal de la droite, Brun devait remporter le troisième siège. Oui, mais voilà. Furieux qu’une fois de plus on ne l’ait pas sollicité pour un mandat national, et farouchement désireux d’envoyer une torpille sur Brun, Max Piselli s’est répandu à gauche et à droite (surtout à droite) en proclamant qu’il fallait voter Collombat. Pour une fois il a été suivi puisque la gauche qui pensait récolter 400 voix, en a recueilli 458. Et la torpille a précipité Brun dans le port de Fréjus.