RUMEUR : un article récemment mis en ligne sur votre site préféré provoquerait une certaine agitation en mairie toulonnaise.
Dix jours après la publication, par Cuverville, de documents dénonçant quelques négligences en annexe du traitement des ordures de la ville, le remue-ménage se confirme... Il y avait des problèmes, l’adjoint concerné prend les dispositions nécessaires pour les résoudre, Var matin en témoigne (20 août 2004) :
« Pour que la rade soit propre
et ses eaux vivantes, il faut prendre de fort nombreuses mesures de
précaution et entre autres celles-ci : éviter que les
rivières ne lui apportent des déchets polluants.
Or la fédération
MART, à qui l’on doit d’avoir lancé le mouvement de
création du Contrat de baie, a récemment soulevé
un lièvre.
Dans l’une des fiches
d’observations qu’elle adresse régulièrement aux pouvoirs
publics concernés, elle a fait état en effet d’un
écoulement suspect, dans le lit de la Rivière Neuve,
à peu près à la hauteur du portail d’entrée
du cimetière de Lagoubran.
Ecoulement provenant de la berge
sud et plus précisément du terrain où est
installée l’entreprise de nettoiement Bronzo.
Eaux
de ruissellement.
Dans un premier temps, on a cru
qu’il s’agissait d’un écoulement de l’aire de lavage des camions
de cette entreprise. Mais non : cette aire est dotée d’un
décanteur et d’un déshuileur et ne rejette que des eaux
traitées dans le réseau municipal des eaux usées.
Et puis on s’est rendu compte que ce sont les eaux de pluie qui,
ruisselant sur les quelques 3000m² de terrain en pente
aménagé en parking, s’y chargent d’huiles qu’elles
entraînent dans le lit de la rivière. Hier matin, sur le
site même, se sont retrouvés Jean-Guy di Giorgio,
conseiller général et adjoint en charge de la
propreté, fonctionnaires de la DDE en charge de la police de
l’eau, représentants de Bronzo, et Jean Ecochard,
président du MART.
A la charge de
Bronzo.
Tout le monde s’est rapidement
entendu sur la cause du mal, et le remède s’est imposé de
lui-même : l’installation, au point d’écoulement des eaux
de ruissellement, d’un système combinant décanteur (pour
traiter aussi les métaux lourds) et déshuileur, afin que
le cours d’eau ne recueille plus que des eaux saines.
Qui doit engager les travaux ? Le
terrain est municipal mais c’est à l’entreprise Bronzo d’assumer
ceci, même si son contrat avec la ville n’a plus qu’un an
à courir avant d’être renouvelé ou pas à
l’issue d’un nouvel appel d’offres.
"Je
ne peux pas vous obliger à le faire, a dit Jean-Guy di
Giorgio aux représentants de Bronzo, mais si vous ne le faites pas, vous
devrez prendre vos responsabilités devant la DDE". Les
représentants de Bronzo acquiescent, la ville prend acte, la DDE
aussi. Délai envisagé : le plus bref possible. »
Voilà : soucieux de la santé des Toulonnais, Jean-Guy di Giorgio n’hésite pas à mettre Bronzo devant ses « responsabilités ». Et qu’ça saute !
Il semble curieux de s’intéresser soudain, en plein mois d’août, à une pollution par « eaux de pluie qui ruissellent » dans une ville où peinent à s’installer les orages. Peut-être existe-t-il un microclimat humide au dessus de Lagoubran ?
Ce que ne précise pas l’inénarrable L.E.A., signataire de l’article de Var matin, c’est que Bronzo a déjà « acquiescé » et promis de régler les dysfonctionnements après une première ( ?) visite de la DDE en avril dernier. Cela ne nous rajeunit pas.
Ce que n’écrit pas non plus L.E.A., c’est qu’au mois de mai, l’adjoint di Giorgio a envoyé un courrier au MART pour affirmer que les eaux de lavage de Bronzo ne pouvaient pas polluer la Rivière Neuve ...malgré les conclusions un poil divergeantes des experts de la DDE.
Enfin, et nous ne lirons pas ceci dans Var matin, il faut bien indiquer que sans la publication préalable de l’article Bronzo/di Giorgio : l’amour propre, très propre, qui détaille tout ce qui précède documents à l’appui, la journaliste L.E.A. n’aurait certainement pas été missionnée pour vanter la fulgurante pugnacité du virevoltant di Giorgio...