UNE communauté de communes est bien née : entre Hyères les Palmiers et La Seyne sur Mer, aujourd’hui, Toulon La Palmeraie, une vraie ville de la Maison bleue, au bord de la Grande bleue. La nostalgie des racines africaines de nos concitoyens rapatriés est enfin entendue, c’est à l’arbre qu’on reconnaît le fruit de la politique locale cet été. Les palmiers ont poussé !
Le 14 juillet, c’était au tour des militaires en tenue de fleurir, au cours d’une cérémonie différée pour cause de cumul de défilés de notre élu. Puis vint Août, mois béni des toulonnais de retour de villégiature, conviés à bronzer patriote sous les circonvolutions tricolores de la Patrouille de France, puis à se recueillir en famille devant le fort de la résistance mourillonnaise, au son et lumière du deuxième florilège pétardant de la Sainte Marie.
Après ce qui se voit vite, ce qui s’entend fort !
Tant de choses se devaient d’être fêtées cet été dans notre belle ville...
Un réveil douloureux après élections notamment. Il n’y avait bien que l’UMP locale pour parler de victoire méritée à la nouvelle du retentissant 82% de son leader national. On en connaît un qui revient de loin. Ou la politique jouée comme un coup de poker.
Et comme un coup de pouce aux siens. « Bons états de services », c’est l’appréciation apparaissant sur le bulletin législatif de notre maire pour avoir repris à la gauche toutes les circonscriptions varoises, et, comme les bons services ça se paie, notre cher maire monte à la capitale mieux représenter les toulonnais auprès des personnes âgées à moins que ce ne soit l’inverse...
Et si nos élus PS locaux n’avaient pas suffisamment été intéressés au bénéfice de la gauche par Jospin ? Ce serait une règle du jeu de plus qui lui aurait échappé.
Enfin, mer et soleil étant au rendez-vous, pas de quoi fouetter un chat moco !
Et pour les moroses, il y avait le cinéma. Le cinéma, en plein air cette année à Toulon, un festival où le Buena Vista social club et Le Fabuleux destin d’Amélie se déclinaient au fil des places toulonnaises. Avec en prélude de conviviaux apéros concerts offrant une scène aux groupes locaux. Faire du culturel et populaire serait donc possible même dans le var. En prime de divertissement, des festivals de musique, qui offraient une mouture de qualité, avec notamment le retour de l’excellent Bireli Lagrène, un gratteur gipsy surdoué qui nous livre, chaque fois recomposé, l’universel message musical de réconciliation des cultures.
Des brins de génie près de chez nous...
Ainsi s’écoulait l’été, pendant que les bleu marine, arpentant en plein jour nos rues tranquilles de plus en plus nombreux, veillaient sur les touristes frimeurs, les voileux du dimanche, et les chats mocos. On espère que leur RTT ne les dispense pas des heures de nuit ni des zones sensibles.
Ou si l’insécurité nous était contée en provencal.