Coup de boule à la cité Berthe. UN élu socialiste prétend avoir été agressé par un employé municipal. En tout cas, Djamel Smaili a été réconforté par Laurent Fabius, invité spécial de la Fête de la Rose seynoise. Et oui, la Fête de la Rose existe toujours. A ne pas confondre avec la fête de la châtaigne, célébrée à Toulon les premiers jours de novembre.
Coup de feu au PS. C’est en l’occurrence un vieux pistolero qui a dégainé le premier. Marc Vuillemot voudrait se présenter aux cantonales du secteur nord, alors que Patrick Martinenq piaffe de partir au combat. On se souvient de leur candidature malheureuse en 2001 dans le secteur sud contre Arthur Paecht, le premier sous l’étiquette PS et le second, qui n’avait pas encore noyauté la section socialiste, en indépendant (et pour le coup, sans l’appui des nationalistes pasquaïens. La précision est importante, puisque cet homme de gauche s’alliera avec eux au second tour des municipales de la même année, avant de rejoindre les rangs du parti de François Hollande).
Coup de chaleur chez les pompiers CGT. Dans un tract, ils attaquent au lance flamme Valérie Paecht, fille bien aimée du susnommé : rappelons que le 4 septembre 2003, une cérémonie funèbre organisée pour les trois sapeurs disparus dans l’incendie des Maures présentait Sarko en vedette américaine. A l’occasion, la directrice des affaires culturelles du Conseil Général fut apparemment habilitée à coordonner l’action des services municipaux. Selon quels critères ?
Coup de sang dans le bureau du maire. Dans sa lettre municipale et Var Matin, l’édile défend sa fille qui, selon lui, l’aiderait bénévolement à assumer ses tâches quotidiennes.
Coup de Jarnac de l’ancien président de l’association de promotion électorale d’Arthur. Jean Pin utilise lui aussi la presse locale pour dénoncer la fébrilité de Valérie P. préparant sa candidature aux cantonales dans le secteur nord (affaire dont on a déjà parlé dans ces colonnes). Il ajoute qu’étant salariée de l’agglomération toulonnaise, elle ne peut pas franchement être considérée comme bénévole. Salariée de TPM ? Pourtant, aux dernières nouvelles, elle reste employée par le Conseil général [1]. Grâce à une promotion récente (voir document ci-dessous), on lui donne accès au club restreint de la haute fonction publique territoriale.
Sachez que l’on peut aussi prétendre au grade envié d’administrateur territorial par concours. L’Hexagone n’en compte qu’un gros millier. Le Conseil Général, dont Arthur Paecht est vice-président, a reconnu la valeur de Valérie sur le tas [2].
La candidature de Valérie Paecht aux cantonales ennuierait bien le parti communiste, qui gère le canton nord par le biais de Maurice Paul, et qui avait signé voilà de nombreuses années un pacte de non-agression avec Arthur. Par ailleurs, la progéniture de ce dernier camperait à la mairie pour repousser les ardeurs fort légitimes de la première adjointe Michèle Joyan.
Jean Pin, adjoint de François Trucy quand celui-ci était maire de Toulon, voudrait lui aussi le canton. Il émarge désormais au Rassemblement Pour la France et l’Indépendance de l’Europe (ex-RPF). Ce parti et ses deux ténors (Pasqua et Marchiani) n’étant pas des plus vaillants d’un point de vue politique, il faudra donc se présenter sur une liste indépendante et taper sur la candidate annoncée de l’UMP sans s’aliéner les opportunités d’intégrer le parti au pouvoir.
Le PS seynois, n’ayant rien gagné depuis 20 ans, s’affole à l’idée de prendre un mandat et préfère s’étriper entre soi tranquillement.
Et maintenant le pronostic de Cuverville : une triangulaire au second tour entre le candidat du FN (n’importe qui arborant le badge fera 20%, comme d’habitude), le candidat de l’UMP (soit Valérie, soit un notable estampillé Hubert), et le candidat socialiste (celui qui aura crucifié l’autre).
Exclusif ! Participez au sondage express !
A l’époque où tant de personnes âgées sont isolées, comme le dit si bien le secrétaire d’état aux vieilles bougies qu’on laisse fondre, doit-on accabler
une fille qui consulte son vieux père quotidiennement ?
Vos réponses sur cuverville.org ; tapez VALERIE RESTE ou VALERIE DU BALAIS ; 56 centimes d’euro l’appel.
[1] NDLR : quelques jours plus tard, la rédaction de cet article aurait été différente... Voir ici une mise à jour.
[2] A ce sujet, on lira avec attention un document adressé en 2003 par une vingtaine de Directeurs Généraux des Services (DGS) au premier ministre. Le document s’intitule "Réforme des modalités d’accès au cadre d’emplois d’administrateur territorial". Extraits : "La promotion interne repose sur le principe de récompense au mérite des services rendus à la collectivité par ses meilleurs agents, ce qui est louable. Mais sa principale faiblesse est qu’en pratique, elle ne récompense pas nécessairement les meilleurs éléments. Par son côté discrétionnaire et local, elle favorise les comportements d’allégeance ou la sympathie politique, syndicale ou personnelle. Le système lui-même est d’une objectivité limitée, car il opère sans aucune vérification de connaissances ni grille d’analyse nationale des acquis et de l’expérience des candidats." Mots soulignés par les auteurs du texte.