Un, deux, trois partez ! Après avoir fait voter le compte rendu du Conseil précédent, Huberman ouvre le bal : « En ce qui me concerne, ma matinée est pratiquement terminée. Cette séance va ravir les matheux et les comptables, un peu moins les littéraires. M. Paecht va présenter le compte administratif ce qui va me permettre d’aller boire un café dans le calme du couloir ». Le maire de la Seyne donne la parole à M. Giraud [1] pour qu’il présente les comptes. Une fois le vote effectué, M. Paecht demande « d’applaudir par tradition » le retour du président qui se lance dans un bilan : « TPM est un travail d’équipe, je remercie les 11 maires qui effectuent un travail remarquable : un bureau tous les 15 jours, une réunion par semaine sur des problèmes spécifiques. Je remercie les services qui sont en partie concentrés au nouveau siège social. Petit à petit TPM construit son identité, pierre par pierre on est en train de construire cette agglo [2], la villa Noailles, le festival de la mode, la maison des Comoni, la politique sportive avec la résolution du problème du vélodrome [...] La politique politicienne n’a pas place dans TPM [...] On l’a fait, on aurait pu ne pas le faire, ça va dans le sens de l’histoire. On voit bien au niveau de l’Europe Rhône alpes, Paca, Corse c’est une même région [...] On a réussi à le faire sans ternir ou écorner 1 mètre carré de l’identité communale ».
Pour, contre, abstention ? Unanimité. Suit un vote présenté par M. Giraud sur les Zones d’Activités des Playes et de Jean Monnet. Il en profite pour annoncer qu’il remplace Mme Hummel [3] qui ne peut être présente pour raison de santé. Huberman précise que c’est la « seule présidente féminine. Si elle était là on lui dirait qu’elle est plus fragile qu’un homme. Elle répondrait vertement ». Rires dans la salle. Il se félicite tout de même que « les zones se développent, c’est plus de taxes professionnelles, c’est plus d’argent pour TPM ».
Le docteur Paecht continue à faire présenter et voter les différents comptes, l’attention n’est pas à son comble : « vous vous êtes aperçus que je vous ai fait voter les comptes administratifs par anticipation ? Pas de remarque ? » Depuis le début de la séance Huberman ne fait que sortir et rentrer, il reprend la présidence en s’adressant à Paecht : « Tu as passé les zones d’activités... Le budget des transports... Ah l’opéra ! Allez-y ce week-end la programmation est remarquable ». Falco présente un nouveau vote : « Je pense qu’il y aura unanimité ». Espérons, espérons...
M. Giraud évoque la démolition de deux ilots dans le quartier de St Jean du var à Toulon. Falco revient à la charge, pour cette commission les rôles sont inversés : M. Giraud est président et Mme Hummel vice-présidente, « si vous faites des petits vous nous en gardez un ! » Euphorie dans la salle. « Allez, allez, il faut bien se détendre. On le dira pas à Mme Hummel ». Un membre intervient : « elle est déjà au courant ! ». Qui a dit que le vote du budget était austère ?
Le ministre délégué annonce que « le prochain vote se fera à bulletin secret comme la loi nous y oblige ». Le vote sera bien dépouillé, mais sans résultat annoncé. Etait-il nécessaire de compter ? Allez hop ! Encore une petite unanimité ?
Mme Hummel au festival de la mode sous les couleurs de TPM ? La séance tire à sa fin, M. Paecht intervient au sujet du nouveau label de l’école de musique de Toulon qui va regrouper toutes les écoles de la communauté d’agglomération : « c’est un label très important pour nos enfants et on doit appliquer les règles en vigueur. Les polémiques sont dépassées par l’enjeu (diplôme reconnu nationalement), essayons de ne jamais prendre nos enfants en otage ».
Le dernier vote porte sur le financement des tenues de travail des ouvriers de TPM. La séance est terminée, Alfonsi (PS) est le premier debout mais se rassoit quand Falco annonce qu’il y a une demande d’intervention, la première. Une conseillère municipale de Hyères propose de faire défiler au prochain festival de la mode des mannequins habillés aux couleurs de TPM. Falco répond : « quand je vais au festival de la mode, j’y vais pour voir les vêtements, pas les mannequins ».